Catholicisme : Définition, histoire & origine

La foi catholique consiste en l’adhésion aux enseignements de l’Église portant sur les vérités que Dieu a révélées par son Fils. Elle se caractérise précisément par la définition des voies d’accès à ces vérités et au salut qu’elles portent en elles: la Révélation, l’Église et la Tradition, qui forment un tout indivisible. 

La Révélation

Selon la religion catholique, Dieu s’est révélé aux hommes à travers l’histoire du peuple juif, auquel il a proposé son alliance, avant de se révéler pleinement à travers son Fils – Jésus Christ mort et ressuscité –, en qui il s’est incarné.

Le Dieu révélé par le Christ est un Dieu unique mais en trois hypostases: le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Il est créateur de toute chose et de toute vie. Empli de bonté envers sa création, il renouvelle à travers le sacrifice de son Fils sur la croix son alliance avec le peuple juif puis avec tous les hommes. Les chrétiens, en effet, croient non seulement à la résurrection du Christ, mais aussi à la résurrection des morts et à la vie éternelle: le salut.

L’enseignement du Christ peut se résumer par cette phrase de l’Évangile de Luc (Luc X, 27): «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces, et de tout ton esprit. Et tu aimeras ton prochain comme toi-même.» Le mot «alliance» traduit un lien de réciprocité entre Dieu et l’homme, et il exprime la «solidarité» de Dieu avec tout homme. Aussi toute adhésion de foi comporte des exigences d’engagement de solidarité humaine et sociale.

La Révélation est tout entière contenue dans la vie, la mort et la résurrection du Christ. Les textes bibliques conservés par la Tradition transmettent les récits qui en ont été faits par les premiers chrétiens.

L’Église catholique

Dépositaire et interprète autorisée des vérités chrétiennes, l’Église veille au maintien de l’unité de la foi. Dans le Catholicisme, c’est à elle, à l’assemblée des fidèles, que sont transmises les Écritures, et non pas à chacun de ses membres, d’une manière individuelle.

L’ Église catholique ne peut admettre sans difficulté l’existence de plusieurs Églises chrétiennes. Selon elle, la volonté du Christ, réaffirmée dans le Credo de Nicée, est que son Église soit «une, sainte, catholique et apostolique», et ce non seulement d’un point de vue théologique, comme orthodoxes et protestants s’accordent à le croire, mais aussi dans sa réalisation concrète.

La conviction avec laquelle l’ Église catholique revendique comme légitime le droit de rassembler tous les chrétiens repose sur trois éléments fondamentaux:

la succession apostolique. Les évêques continuent avec le pape la mission confiée par Jésus aux Apôtres. Leur ordination dans l’Église (par imposition des mains et sacrement de l’ordre) les investit des pouvoirs de gouverner, d’enseigner et de donner les sacrements au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit;

– la prédication de la Parole. De même que les premiers disciples ont reçu de Jésus l’Esprit saint, de même le collège des évêques et le pape sont assistés par l’Esprit lorsqu’ils doivent énoncer les vérités de foi;

– les sacrements. La présence du Christ dans l’Église se manifeste par l’Église elle-même et par les sacrements – signes sacrés porteurs de grâces et institués par le Christ –, à travers lesquels l’Esprit opère le don de Dieu. L’ Église catholique dispense sept sacrements: le baptême et l’eucharistie (communs à toutes les Églises chrétiennes), la confirmation, le mariage, l’ordre, la réconciliation (pardon) et l’onction des malades (extrême-onction) pratiqués également dans les Églises orthodoxes. Par le sacrement de l’ordre (ordination), les clercs – diacres, prêtres, évêques – reçoivent le pouvoir de transmettre la grâce de Dieu par les sacrements.

La Tradition catholique

L’Église assure la présence du Christ à travers les âges en tant que dépositaire des Écritures, mais aussi de la Tradition. Dans le Catholicisme, la Tradition englobe l’ensemble des enseignements, des dogmes et des pratiques cultuelles que l’Église a adoptés tout au long de son histoire.

Loin de penser que son épaisseur risque de rendre opaque la vérité du Christ, l’ Église catholique considère que la Tradition garantit la transmission fidèle et intégrale de la Révélation.

Par son action théologique, dogmatique, liturgique et même sociale, l’Église s’efforce sans cesse d’approfondir le mystère chrétien. Les nouveaux dogmes qu’elle élabore ne sont pas censés apporter de nouvelles vérités, mais éclairer un aspect de la vérité déjà révélée dans sa plénitude par le Christ. Ainsi, la vérité discernée à un moment donné par l’Église des fidèles n’est pas désavouée par les générations suivantes, mais elle est conservée dans la Tradition, tout en étant réinterprétée.

dimension historique de la parole doctrinale de l’Église. En témoignentIl existe une manière moderne d’adopter des dogmes qui tend à s’éloigner d’une conception «doctrinaire» de la Tradition et qui prend en compte la les paroles du pape Jean XXIII au concile Vatican II (1962): «Autre chose est le dépôt même ou les vérités de la foi, autre chose est la façon selon laquelle les vérités sont exprimées, à condition toutefois
d’en sauvegarder le sens et la signification.»

À toutes les époques et dans les divers contextes culturels, l’ Église catholique professe toujours sa foi dans l’assistance par l’Esprit saint pour interpréter et actualiser le message évangélique, en le préservant des interprétations subjectives et en lui conservant son authenticité et son unité.